
S’installer en Géorgie soulève rapidement une question que l’on oublie parfois lorsqu’on prépare son expatriation : que va-t-il se passer si je tombe malade ?
Dois-je conserver la Sécurité sociale française ? Faut-il adhérer à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) ? Existe-t-il une couverture publique en Géorgie ? Une assurance santé privée est-elle obligatoire ? Combien coûte une consultation ? Les médecins parlent-ils anglais ou français ? Et surtout : peut-on réellement se faire soigner correctement en Géorgie ?
La réponse est globalement rassurante.
La Géorgie dispose notamment d’un secteur médical privé important, particulièrement développé à Tbilissi, avec des cliniques modernes, des spécialistes accessibles rapidement et des tarifs qui restent souvent compétitifs par rapport à l’Europe occidentale.
Mais il existe une différence fondamentale entre avoir accès aux soins et être correctement assuré.
C’est précisément cette distinction qu’il faut comprendre avant de s’installer et que nous allons aborder dans cet article.
À retenir : être résident fiscal en Géorgie ne signifie pas automatiquement bénéficier d'une couverture santé publique comparable à la Sécurité sociale française. Pour de nombreux expatriés, une assurance privée constitue une solution pratique pour couvrir les dépenses médicales importantes, tandis que la CFE peut avoir un intérêt dans certaines situations, notamment lorsque l'on souhaite conserver une protection française ou internationale.
Sommaire
Le système de santé en Géorgie est-il bon ?
Ce serait assez trompeur de répondre par un simple « oui » ou « non ».
Le système de santé géorgien est différent du système français et présente des niveaux de qualité variables selon les établissements, les spécialités et les régions.
Le secteur privé joue un rôle particulièrement important. Selon l’Observatoire européen des systèmes et politiques de santé, environ 80 % des lits hospitaliers sont dans le secteur privé. Le système de couverture universelle géorgien, quant à lui, a progressivement étendu la couverture à l’ensemble des résidents légaux, avec des niveaux de prise en charge qui peuvent varier selon la situation de la personne et le type de soins.
Pour un expatrié installé à Tbilissi, cela signifie concrètement que le recours aux cliniques privées constitue souvent la solution la plus simple.
On peut généralement choisir directement son établissement ou son spécialiste, sans reproduire exactement le parcours administratif que connaissent les patients en France.
Des rendez-vous médicaux beaucoup plus rapides
C’est l’un des aspects qui surprend le plus les expatriés occidentaux.
Pour de nombreuses consultations courantes dans les établissements privés de Tbilissi, il est possible d’obtenir un rendez-vous rapidement, parfois le jour même ou le lendemain selon la spécialité et les disponibilités. Pas besoin d’attendre 6 mois pour un RDV chez le dentiste 😉
Des plateformes médicales géorgiennes permettent même aujourd’hui de rechercher un médecin par spécialité, langue et ville, avec parfois l’affichage des créneaux disponibles et la possibilité de réserver en ligne (un peu comme Doctolib).
Cela vaut également pour de nombreux soins dentaires.
Il n’est donc pas inhabituel, en Géorgie, de pouvoir prendre rendez-vous rapidement avec un dentiste ou un spécialiste, là où certaines personnes connaissent en France des délais beaucoup plus longs.
Il faut néanmoins éviter d’en faire une règle absolue.
La disponibilité dépend toujours du médecin, de la spécialité, de la clinique et de la période.
Pour une consultation courante, l’accès peut être très rapide. Pour une intervention complexe ou une spécialité très demandée, les délais peuvent évidemment être plus longs.
Combien coûte un médecin en Géorgie ?

C’est l’autre bonne surprise pour de nombreux expatriés.
Les tarifs du secteur privé restent généralement compétitifs par rapport à ceux pratiqués en Europe occidentale.
À Tbilissi, les consultations dans les cliniques privées peuvent par exemple se situer autour de quelques dizaines à une centaine de laris, avec des tarifs plus élevés pour certaines spécialités ou certains établissements. Des cliniques destinées notamment à une clientèle internationale publient actuellement des tarifs de consultation allant par exemple de 150 à 170 GEL pour plusieurs spécialités.
Les soins dentaires peuvent eux aussi être particulièrement abordables selon le traitement et l’établissement.
Cela explique pourquoi certains expatriés choisissent de payer directement leurs consultations courantes, sans nécessairement utiliser leur assurance pour chaque petite dépense.
C’est parfaitement envisageable lorsque le montant reste raisonnable.
Mais cette stratégie change complètement lorsqu’il s’agit d’une hospitalisation, d’une intervention chirurgicale, d’un traitement coûteux ou d’une maladie nécessitant un suivi régulier.
C’est là que l’assurance devient réellement importante.
Faut-il obligatoirement avoir une assurance santé pour vivre en Géorgie ?
Il faut distinguer deux choses :
- l’assurance obligatoire pour certains visiteurs entrant en Géorgie ;
- la couverture santé dont vous avez besoin pour vivre durablement dans le pays.
Depuis le 1er janvier 2026, les touristes entrant en Géorgie doivent disposer d’une assurance santé et accidents valide pendant toute la durée de leur séjour.
La police doit prévoir une couverture d’au moins 30 000 GEL et peut être délivrée par un assureur géorgien ou étranger. Elle peut être présentée sous format papier ou électronique et doit être disponible en géorgien ou en anglais. L’obligation prévoit également certaines exemptions, notamment pour certaines catégories diplomatiques et les conducteurs participant au transport international.
Attention : cette assurance obligatoire n’est pas forcément votre assurance d’expatrié
C’est une distinction essentielle.
L’assurance exigée à l’entrée du territoire répond à une obligation réglementaire applicable aux touristes.
Elle ne constitue pas nécessairement une couverture santé complète adaptée à quelqu’un qui va vivre plusieurs années en Géorgie.
Si vous vous installez durablement, vous devez donc réfléchir à une protection adaptée à votre situation :
- consultations ;
- hospitalisation ;
- examens ;
- médicaments ;
- soins dentaires ;
- chirurgie ;
- maladies préexistantes ;
- maternité si nécessaire ;
- et éventuellement soins à l’étranger.
Existe-t-il une Sécurité sociale en Géorgie ?
Oui, mais pas sous la forme du système français.
La Géorgie dispose d’un système public de santé, notamment à travers son programme de couverture universelle.
Depuis 2013, le pays dispose d’un acheteur public unique pour le programme Universal Health Care Programme, dont la couverture a été progressivement étendue aux résidents légaux. L’OMS précise toutefois que les droits varient selon différents critères et que les dépenses restant à la charge des patients constituent toujours une composante importante du système.
Il serait donc incorrect de présenter la Géorgie comme un pays sans protection publique.
Mais il serait tout aussi incorrect de dire :
« La Géorgie a une Sécurité sociale exactement comme la France. »
Ce n’est pas le cas.
Le système géorgien fonctionne avec des mécanismes différents et une place beaucoup plus importante du secteur privé.
Être résident fiscal en Géorgie donne-t-il automatiquement droit à la Sécurité sociale ?
Non.
C’est une distinction extrêmement importante.
La résidence fiscale est une notion fiscale.
Elle sert notamment à déterminer dans quel pays vous êtes considéré comme résident pour l’application des règles fiscales.
L’accès aux dispositifs de santé et de protection sociale répond à d’autres critères.
La législation géorgienne prévoit notamment que les étrangers bénéficient de droits en matière de santé conformément à la législation géorgienne. Elle précise également que les étrangers résidant de manière permanente bénéficient des mêmes droits que les citoyens géorgiens en matière d’aide, de pension et d’autres formes de sécurité sociale, tandis que les droits des étrangers séjournant temporairement sont déterminés par la législation géorgienne et les éventuels accords internationaux.
Il faut donc éviter le raccourci :
« Je suis résident fiscal géorgien, donc je suis automatiquement affilié à la Sécurité sociale géorgienne. »
Ce n’est pas une règle générale.
Résidence fiscale, titre de séjour et couverture santé sont trois notions à distinguer.
Un non-résident peut-il bénéficier de la couverture publique géorgienne ?
Là encore, il faut distinguer le droit de se faire soigner et le droit à une prise en charge publique spécifique.
La loi géorgienne reconnaît aux étrangers présents en Géorgie un droit aux soins de santé dans le cadre de la législation géorgienne. Elle distingue toutefois clairement les étrangers résidant de manière permanente de ceux qui séjournent temporairement lorsqu’il s’agit des droits en matière de sécurité sociale.
Il ne faut donc pas partir du principe qu’un séjour temporaire donne automatiquement accès à l’ensemble des mécanismes publics destinés aux résidents.
Pour un entrepreneur étranger qui vient s’installer en Géorgie, la bonne approche consiste à déterminer son statut exact et les droits qui en découlent, plutôt que de supposer que la résidence fiscale ou la simple présence dans le pays suffit.
Et dans tous les cas, il est prudent d’organiser une couverture privée lorsque l’on souhaite éviter de dépendre uniquement des mécanismes publics.
Faut-il souscrire une assurance santé privée en Géorgie ?
Pour beaucoup d’expatriés, c’est une solution particulièrement pertinente.
Pas forcément parce que les soins courants sont chers.
C’est même souvent l’inverse.
L’intérêt principal de l’assurance est de vous protéger contre les dépenses médicales importantes et de simplifier votre accès aux soins.
Selon le contrat, une assurance privée peut notamment couvrir :
- les consultations ;
- les analyses ;
- l’imagerie médicale ;
- certains médicaments ;
- les soins ambulatoires ;
- l’hospitalisation ;
- les interventions chirurgicales ;
- certaines consultations spécialisées ;
- certains soins dentaires ;
- et éventuellement certains soins à l’étranger.
Mais toutes les assurances ne proposent pas les mêmes garanties.
Il faut donc comparer le contrat et pas seulement le montant de la cotisation.
Combien coûte une assurance santé en Géorgie ?

Il n’existe pas de tarif universel.
Le prix dépend notamment :
- de votre âge ;
- du nombre de personnes couvertes ;
- du niveau de garanties ;
- des plafonds ;
- des franchises ;
- des soins dentaires inclus ou non ;
- des garanties maternité ;
- des conditions relatives aux maladies préexistantes ;
- du réseau de cliniques ;
- et de l’éventuelle couverture internationale.
Les données du marché donnent néanmoins un ordre de grandeur intéressant.
Au 30 juin 2026, la Géorgie comptait plus de 820 000 polices d’assurance santé actives. La prime mensuelle moyenne par police active atteignait 93,5 GEL, contre 81,5 GEL un an auparavant. Environ 21 % de la population était alors couverte par une assurance santé privée.
Attention : 93,5 GEL est une moyenne de marché et non le prix auquel un expatrié doit s’attendre personnellement.
Votre cotisation peut être sensiblement différente selon votre âge, votre profil et le niveau de couverture choisi.
C’est pourquoi il est peu pertinent de choisir une assurance simplement parce qu’elle affiche le prix mensuel le plus bas.
Comment choisir une assurance santé en Géorgie ?
C’est probablement l’une des décisions les plus importantes à prendre avant ou peu après votre installation.
Voici les principaux critères à regarder.
1. Le réseau de cliniques
Demandez quelles cliniques et quels hôpitaux travaillent avec l’assurance.
Une assurance intéressante sur le papier peut être beaucoup moins pratique si les établissements auxquels vous souhaitez avoir recours ne sont pas dans son réseau.
2. Le paiement direct
Vérifiez si l’assurance règle directement la clinique.
C’est généralement beaucoup plus confortable que de devoir avancer la totalité des frais.
Dans certains cas, vous devrez néanmoins payer une partie de la consultation ou du traitement.
3. Le remboursement
Lorsque vous devez avancer les frais, vérifiez :
- comment effectuer la demande ;
- quels documents conserver ;
- dans quel délai envoyer les justificatifs ;
- combien de temps prend le remboursement ;
- et s’il existe un plafond par acte ou par année.
4. Les plafonds
Une mention comme :
« hospitalisation couverte à 100 % »
ne signifie pas nécessairement que votre facture sera intégralement couverte sans limite.
Il faut regarder :
- le plafond annuel ;
- les plafonds par traitement ;
- les sous-plafonds ;
- les franchises ;
- les exclusions.
5. Les maladies préexistantes
C’est un point à ne surtout pas négliger.
Une maladie ou un problème de santé antérieur à la souscription peut être exclu, soumis à certaines conditions ou à un délai d’attente selon le contrat.
Ne vous contentez pas d’une réponse orale.
Demandez les conditions précises par écrit.
6. La couverture à l’étranger
Si vous voyagez régulièrement, vérifiez la territorialité du contrat.
Une assurance locale peut être excellente pour vivre en Géorgie tout en étant limitée lorsque vous partez à l’étranger.
Comment se faire rembourser ses soins en Géorgie ?
Le fonctionnement dépend de votre contrat.
Dans une clinique partenaire, l’assurance peut parfois régler directement la partie couverte.
Vous présentez alors vos informations d’assuré et l’établissement vérifie la prise en charge.
Dans d’autres situations, vous devez payer puis demander le remboursement.
Conservez donc systématiquement :
- la facture ;
- le reçu ;
- l’ordonnance ;
- le compte rendu médical ;
- les résultats d’examens ;
- et tout document demandé par l’assurance.
Certaines assurances disposent également de services numériques permettant de gérer les demandes de remboursement.
Attention à un piège classique
Le fait qu’une clinique « accepte votre assurance » ne signifie pas nécessairement que 100 % des frais seront couverts.
Avant un examen coûteux, une hospitalisation ou une intervention, demandez :
« Est-ce que cet acte est couvert par mon contrat et quel sera mon reste à charge ? »
Cette simple question peut éviter de mauvaises surprises.
Les médecins parlent-ils anglais en Géorgie ?
À Tbilissi, l’anglais est relativement répandu dans le secteur médical privé, notamment dans les établissements habitués à recevoir des patients internationaux.
Plusieurs cliniques indiquent proposer des consultations en anglais et certaines plateformes permettent même de sélectionner la langue du médecin lors de la prise de rendez-vous.
Mais il faut faire une distinction importante.
Il ne suffit pas que la clinique parle anglais.
Il faut vérifier que le médecin qui va réellement vous recevoir maîtrise suffisamment l’anglais pour comprendre vos symptômes et vous expliquer son diagnostic et son traitement.
La situation peut également être différente à l’accueil, au téléphone ou pour les démarches administratives.
Et le français ?
Le français est nettement moins répandu.
Il est possible de trouver des professionnels francophones, mais il ne faut pas partir du principe que votre médecin parlera français.
Pour un expatrié francophone, l’anglais reste donc la langue internationale la plus utile dans le système médical géorgien.
Quelle est la qualité des hôpitaux et des cliniques en Géorgie ?

Il faut là aussi éviter les deux caricatures :
« Les soins sont mauvais parce que c’est un ancien pays soviétique. »
ou :
« Les hôpitaux sont au même niveau partout qu’en France. »
La réalité est plus nuancée.
À Tbilissi, le secteur privé comprend des établissements modernes, des équipements médicaux importants et des médecins ayant une formation internationale. Certaines structures disposent également d’accréditations internationales.
En revanche, la qualité et les ressources ne sont pas homogènes sur l’ensemble du territoire.
L’OMS et l’Observatoire européen soulignent notamment la concentration importante des professionnels de santé dans les grands centres urbains, avec des difficultés plus importantes dans certaines zones rurales et montagneuses.
Une règle simple
Pour une consultation banale, le choix est relativement simple.
Pour une intervention importante ou un problème médical sérieux, prenez davantage de temps pour comparer :
- le spécialiste ;
- son expérience ;
- l’établissement ;
- les équipements ;
- les qualifications ;
- les éventuelles accréditations ;
- la langue ;
- et la prise en charge par votre assurance.
Pourquoi les soins peuvent-ils sembler tellement moins chers qu’en France ?
Pour de nombreux soins privés courants, les prix sont effectivement compétitifs.
C’est particulièrement visible pour :
- les consultations ;
- les analyses ;
- certaines imageries ;
- les soins dentaires ;
- certaines consultations spécialisées.
Des plateformes et cliniques privées de Tbilissi affichent actuellement des consultations médicales de l’ordre de 50 à 170 GEL selon le praticien et la spécialité.
Cela peut rendre le paiement direct parfaitement raisonnable pour certains soins courants.
Mais une hospitalisation ou une intervention complexe peut évidemment coûter beaucoup plus cher.
C’est pourquoi il est utile de raisonner en deux catégories :
Les petites dépenses médicales prévisibles, que vous pouvez éventuellement payer directement.
Les risques médicaux importants, contre lesquels l’assurance est là pour vous protéger.
Une assurance santé géorgienne couvre-t-elle les voyages à l’étranger ?
Pas automatiquement.
Tout dépend du contrat.
Certaines assurances locales sont principalement conçues pour couvrir les soins réalisés en Géorgie.
D’autres peuvent prévoir des garanties internationales, notamment pour certaines urgences ou certains séjours temporaires.
Avant de souscrire, vérifiez :
- les pays couverts ;
- la durée maximale des séjours ;
- les soins urgents ou programmés ;
- les plafonds ;
- le rapatriement ;
- les exclusions ;
- les éventuelles conditions de pré-autorisation.
Si vous êtes entrepreneur ou digital nomad et passez plusieurs mois par an hors de Géorgie, ce point devient particulièrement important.
Faut-il conserver la Sécurité sociale française lorsqu’on s’installe en Géorgie ?
C’est l’une des questions les plus fréquentes chez les Français qui s’expatrient.
La première chose à comprendre est qu’il ne faut pas confondre l’Assurance Maladie française avec la CFE.
Lorsque vous quittez la France pour devenir expatrié dans un pays où vous n’êtes plus affilié au régime français obligatoire, vous ne continuez pas simplement à bénéficier de l’Assurance Maladie française comme si vous résidiez en France.
La Géorgie ne fait par ailleurs pas partie de la liste des pays avec lesquels la France dispose d’une convention bilatérale générale de sécurité sociale comparable à celles conclues avec certains autres États. Le CLEISS recense les conventions françaises en vigueur et la Géorgie n’y figure pas.
Cela signifie qu’il faut organiser sa protection en fonction de sa situation d’expatrié.
Mais cela ne signifie pas forcément qu’il faut « couper tous les ponts » avec la protection française.
C’est justement là que la CFE peut avoir un intérêt.
CFE ou assurance santé privée géorgienne : que choisir ?
La Caisse des Français de l’Étranger permet aux Français expatriés d’adhérer volontairement à une couverture santé destinée aux personnes vivant à l’étranger.
La CFE indique que son offre santé couvre les soins à l’étranger et permet également une prise en charge lors de séjours en France, selon les conditions de l’offre souscrite.
Elle peut donc être pertinente pour certaines personnes.
Par exemple si vous :
- revenez régulièrement en France ;
- souhaitez conserver une protection française ;
- voyagez beaucoup ;
- souhaitez une couverture mondiale ;
- préférez continuer à vous faire soigner en France pour certains traitements ;
- ou avez une situation familiale particulière.
Mais la CFE a évidemment un coût.
Et surtout, il faut comparer le niveau de couverture réel avec celui d’une assurance privée géorgienne ou internationale.
La CFE n’est pas la même chose qu’une assurance privée locale
La CFE est un organisme de Sécurité sociale destiné aux expatriés. Elle indique notamment pouvoir couvrir ses adhérents sans questionnaire de santé et dans le monde entier selon l’offre souscrite.
À l’inverse, une assurance privée géorgienne est généralement conçue autour du système de soins local, avec son propre réseau, ses propres plafonds et ses propres règles de remboursement.
Il n’y a donc pas une réponse universelle à la question :
« CFE ou assurance géorgienne ? »
Tout dépend de votre situation.
Faut-il couper la CFE lorsqu’on s’installe en Géorgie ?
Pas nécessairement.
Pour quelqu’un qui vit essentiellement en Géorgie, se soigne en Géorgie et recherche avant tout une solution économique pour les soins locaux, une bonne assurance privée géorgienne peut être beaucoup plus cohérente.
Pour quelqu’un qui vit entre plusieurs pays, retourne souvent en France ou souhaite une couverture internationale, la CFE peut présenter un intérêt beaucoup plus important.
Il existe également des situations dans lesquelles une couverture locale et une couverture internationale peuvent être complémentaires.
La bonne question n’est donc pas :
« Dois-je absolument garder ou supprimer la CFE ? »
Mais plutôt :
« Où vais-je réellement vivre, où vais-je me faire soigner et quels risques ai-je besoin de couvrir ? »
Comparatif : CFE, assurance géorgienne ou assurance internationale ?
| Solution | Soins en Géorgie | Soins en France | Voyages à l’étranger | Intérêt principal |
|---|---|---|---|---|
| Assurance privée géorgienne | Oui, selon contrat | Généralement non | Selon contrat | Vie quotidienne en Géorgie |
| CFE | Oui, selon garanties | Oui, selon offre | Oui, selon offre | Continuité de protection française |
| Assurance internationale | Oui | Selon contrat | Oui | Mobilité internationale |
| Paiement direct | Oui | Oui | Oui | Petits soins peu coûteux |
Ce tableau reste volontairement général : les garanties, plafonds, exclusions et conditions varient selon chaque contrat.
Quelle stratégie adopter lorsqu’on s’installe en Géorgie ?
Pour un entrepreneur ou un indépendant francophone, une approche logique consiste à procéder en quatre étapes.
1. Vérifier votre situation administrative
Ne confondez pas :
- résidence fiscale ;
- résidence légale ;
- nationalité ;
- activité professionnelle ;
- couverture sociale.
Ces notions peuvent avoir des conséquences différentes.
2. Évaluer vos besoins médicaux
Posez-vous des questions simples :
- Où vais-je vivre ?
- Vais-je rester principalement en Géorgie ?
- Vais-je retourner souvent en France ?
- Est-ce que je voyage beaucoup ?
- Ai-je des besoins médicaux particuliers ?
- Suis-je seul ou avec ma famille ?
3. Comparer les assurances
Ne comparez pas uniquement les prix.
Regardez :
- les garanties ;
- les plafonds ;
- les franchises ;
- le réseau médical ;
- le tiers payant ;
- les exclusions ;
- les délais d’attente ;
- les maladies préexistantes ;
- la couverture internationale.
4. Décider si la CFE reste pertinente
Si vous n’avez plus réellement besoin d’une protection française ou internationale, une assurance locale peut être plus logique.
Si vous êtes très mobile ou revenez régulièrement en France, la réponse peut être différente.
Assurance santé en Géorgie : les avantages à connaître

Des rendez-vous généralement rapides
Pour de nombreuses consultations privées, les délais sont courts et certains établissements proposent même des rendez-vous le jour même.
Des tarifs médicaux compétitifs
Les consultations et de nombreux soins courants peuvent être nettement moins chers qu’en Europe occidentale.
Un secteur privé développé
Le secteur privé représente une part importante de l’offre hospitalière géorgienne.
Des médecins anglophones
L’anglais est disponible dans de nombreuses structures privées de Tbilissi, même si cela doit être vérifié avec le médecin concerné.
Une grande liberté de choix
Dans de nombreuses situations, vous pouvez prendre directement rendez-vous auprès d’un spécialiste.
Les limites à connaître
La qualité n’est pas homogène
Tous les établissements ne proposent pas le même niveau de soins.
Les spécialistes sont concentrés dans les grandes villes
Tbilissi bénéficie d’une offre médicale beaucoup plus développée que certaines zones rurales.
L’anglais n’est pas garanti partout
Un médecin peut parler anglais alors que l’accueil ou l’administration fonctionne principalement en géorgien ou en russe.
L’assurance publique ne remplace pas nécessairement une bonne assurance privée
Même lorsqu’une personne est éligible à un dispositif public, les niveaux de prise en charge et les dépenses restant à sa charge peuvent varier.
FAQ : assurance santé et système de santé en Géorgie
L’assurance santé est-elle obligatoire en Géorgie ?
Depuis le 1er janvier 2026, les touristes entrant en Géorgie doivent disposer d’une assurance santé et accidents répondant aux exigences réglementaires, notamment une couverture minimale de 30 000 GEL pour toute la durée du séjour.
Un résident fiscal géorgien bénéficie-t-il automatiquement de la Sécurité sociale ?
Non. La résidence fiscale et l’accès aux dispositifs de santé ou de protection sociale sont deux notions différentes.
Un étranger peut-il bénéficier du système public géorgien ?
Les droits dépendent notamment du statut de l’étranger. La législation géorgienne distingue notamment les étrangers résidant de manière permanente des personnes séjournant temporairement.
Peut-on se faire soigner sans assurance en Géorgie ?
Oui, en pratique, il est possible de payer directement de nombreux soins privés. Mais cela ne protège évidemment pas contre le coût d’une hospitalisation ou d’une intervention importante.
Combien coûte un médecin en Géorgie ?
Les prix varient selon le médecin et la spécialité. À Tbilissi, les consultations privées peuvent souvent se situer dans une fourchette de quelques dizaines à une centaine de laris, certaines spécialités ou établissements étant plus chers.
Les soins dentaires sont-ils moins chers en Géorgie ?
Ils peuvent être particulièrement compétitifs par rapport à l’Europe occidentale, mais le tarif dépend fortement du traitement et de la clinique.
Les médecins parlent-ils anglais ?
Oui, notamment dans de nombreuses cliniques privées de Tbilissi. Il faut toutefois vérifier que le médecin lui-même parle suffisamment bien anglais pour assurer la consultation.
Les médecins parlent-ils français ?
C’est beaucoup plus rare. L’anglais est généralement la langue internationale la plus utile pour un expatrié francophone.
Une assurance géorgienne couvre-t-elle les soins à l’étranger ?
Pas automatiquement. Il faut vérifier la territorialité du contrat, les plafonds et les conditions applicables aux soins hors de Géorgie.
Faut-il conserver la CFE en vivant en Géorgie ?
Pas nécessairement. Cela dépend notamment de vos retours en France, de vos voyages, de vos besoins médicaux et de votre besoin ou non d’une couverture internationale.
La CFE couvre-t-elle les soins en Géorgie ?
Oui, une offre CFE adaptée peut couvrir des soins réalisés à l’étranger, selon les garanties et les modalités applicables. La CFE précise que son offre MondExpat Santé couvre les soins dans le monde entier, avec des modalités de remboursement qui dépendent notamment du pays où les soins sont réalisés.
Est-il possible d’avoir une assurance locale et la CFE ?
Il peut être possible de cumuler différentes couvertures, mais il faut alors vérifier précisément les contrats, les règles de coordination et l’intérêt économique de cette combinaison.
Conclusion : quelle assurance santé choisir lorsqu’on s’installe en Géorgie ?
La Géorgie offre aujourd’hui un environnement médical qui peut être particulièrement intéressant pour les expatriés.
Les consultations sont souvent accessibles rapidement, les soins privés peuvent être nettement moins chers qu’en Europe occidentale et Tbilissi dispose d’un secteur médical privé développé.
Mais il ne faut pas en conclure qu’une assurance santé est inutile.
Le raisonnement le plus pertinent consiste à distinguer les petites dépenses médicales des risques importants.
Vous pouvez parfaitement décider de payer directement une consultation ou un soin dentaire lorsqu’il ne coûte que quelques dizaines de laris.
En revanche, vous ne voulez probablement pas avoir à financer seul une hospitalisation, une opération ou un traitement coûteux.
La vraie question devient donc :
Quelle couverture correspond réellement à ma vie en Géorgie ?
Pour certains expatriés, une assurance privée géorgienne offrant une bonne couverture locale sera probablement la solution la plus simple.
Pour d’autres, notamment ceux qui voyagent beaucoup ou retournent régulièrement en France, conserver une couverture internationale ou la CFE peut être pertinent.
Et pour certaines situations, une combinaison de protections peut être envisagée.
Il n’existe donc pas une assurance santé « idéale » pour tous les expatriés.
Il faut regarder votre résidence, votre activité, votre âge, votre situation familiale, vos habitudes de voyage et surtout l’endroit où vous comptez réellement vous faire soigner.
Vous préparez votre installation en Géorgie ?
La santé n’est qu’une partie de votre installation.
Résidence, fiscalité, entreprise, compte bancaire, logement, assurance et organisation quotidienne doivent idéalement être pensés ensemble.
Chez Géorgie Facile, nous accompagnons les dirigeants, investisseurs, familles et entrepreneurs francophones qui ont un projet concret d’installation en Géorgie et souhaitent comprendre les différentes solutions disponibles avant de prendre leurs décisions.
Nous pouvons notamment vous aider à identifier les différentes options d’assurance disponibles sur le marché géorgien et à déterminer celles qui correspondent à votre situation.
Si vous préparez réellement votre installation en Géorgie, présentez-nous votre projet : nous pourrons déterminer si un accompagnement est pertinent pour votre situation.
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Merci pour cet article enrichissant. Si je choisi finalement la Georgie pour m’expatrier, c’est rassurant.